Prochaines conférences

  • Le samedi 17 janvier 2015 à 15 h à la Maison des Géants (rue de Pintamont)

«Boire et manger dans l’au-delà et ici-bas du Ve au IXe siècle », par Laurent VERSLYPE, Professeur à l’U.C.L. et membre du Bureau du Cercle

Les Rois fainéants se bâfraient-ils inlassablement des rôtis de gibiers chassés arrosées decervoise ? Les sources écrites très diverses aident évidemment à nuancer ce tableau révolu, illustrant l’inspiration gréco-romaine de l’art culinaire des premiers Mérovingiens. Leconvivium demeure cependant l’apange des élites. Aujourd’hui, les sources archéologiques aident à restituer le vaisselier utilisé dans les habitats. L’évolution et la distribution des structures de cuisson et de conservation au coeur des exploitations rurales témoignent de l’évolution des structures communautaires mêmes, entre la période mérovingienne et carolingienne. Elles livrent des restes végétaux dont les carpologues et palynologues précisent la nature, l’importance et la gestion. Les archéozoologues aident à comprendre le rôle de l’élevage dans le régime alimentaire. Ces données combinées à l’analyse topographique des parcelles d’habitat autorisent l’archéologue à appréhender la qualité socio-économique de certaines unités familiales.

Les régimes alimentaires varient selon l’environnement, la chronologie et la qualité des habitants. Le monde des morts transpose symboliquement ces usages : si les indices archéologiques ne sont cette fois guère nombreux, les libations et les repas funéraires seront tôt condamnés par l’Eglise, témoignant de leur pratique. De même, le dépôt rituel de mobiliers et d’ustensiles dans les sépultures livre, de manière parfois plus intelligible que dans les habitats, les vaisselles du service des boissons, les bols, gobelets et écuelles associés. L’élite se distingue par la qualité de ces services, en céramique, en verre, auxquels s’additionnent des seaux en bois, des plats métalliques, voire une broche ou une crémaillère. Dans certaines contrées, le rite de l’offrande alimentaire persiste : le menu des trépassés se distingue-t-il de celui des vivants ?

  • Le samedi 21 février 2015 à 15 h à la Maison des Géants (rue de Pintamont)

«Quand les Belges se battaient pour Napoléon …», par Jacques DECLERCQ, membre de la Société royale belge d’Etudes napoléoniennes

Le rattachement des ci-devant Pays-Bas autrichiens et de la Principauté de Liège à la République française en 1795 allait profondément bouleverser les habitudes des Belges. L’introduction de la conscription n’allait pas être le moindre de ces bouleversements qui, dans un premier temps, seraient la cause de la Guerre des Paysans. C’est plus de 175.000 Belges qui combattirent dans les divers régiments des armées de la République et de l’Empire sous la période française.

On se propose de voir dans quel état d’esprit ils sont partis, comment ils se sont comportés sous les armes, comment ceux qui en sont revenu ont repris leur vie au pays, soit dans le monde civil, soit dans le monde militaire.

Sur ces 175.000 hommes, près de 14.000 survivants recevront en 1857, de Napoléon III, la Médaille de Sainte Hélène en souvenir de leur participation aux campagnes de 1792 à 1815. Eux aussi, acteurs dans ces luttes épiques, joueront leur modeste rôle dans le développement de la légende napoléonienne.

 

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