Prochaines conférences

Samedi 19 avril 2015 : C’est dans les vieux pots que l’on fait le meilleur puls (bouillie) par Annick Lepot, archéologue, chercheur au Centre d’Archéologie Nationale, Université Catholique de Louvain.

Lorsque César conquiert le nord de la Gaule, il ouvre les portes à la diffusion de la culture alimentaire romaine. Celle-ci apporte des saveurs exotiques, de nouveaux modes de cuisson et des pratiques de table inconnues des natifs. La céramique d’usage commun et les denrées consommées par les populations de nos régions sont des témoins clés pour comprendre comment le Gaulois romanisé s’est approprié la cuisine romaine. En tournant autour du pot, cette conférence proposeune excursion gourmande entre tradition et innovation.

Samedi 30 mai 2015 : Du De subventione pauperum (1526) à la fondation de l’Aumône générale de Valenciennes (1531), le traitement social du paupérisme au miroir de l’humanisme érasmien par Philippe Guignet, professeur honoraire à l’Université de Lille.

Le 28 mars 1531, le Magistrat de Valenciennes institue l’Aumône Générale. Cette création s’inscrit dans un mouvement de réforme de la bienfaisance publique au temps de Charles Quint inspiré pour une bonne part, par l’humaniste érasmien, Juan-Luis Vivès. Cet humaniste qui est né à Valence, mais arrive tôt aux Pays-Bas, séjourne quelques temps en Angleterre où il devient un familier de Thomas More, l’auteur de l’Utopie. Vivès publie à Bruges le De Subventione pauperum en 1526. Philippe Guignet propose une lecture attentive de cet ouvrage plus souvent cité que lu. Cet ouvrage fondamental comporte dans les onze premiers chapitre un ensemble de considérations morales et sociales afin de faire de chaque ville un lieu « où par le secours mutuel, la charité augmente et la solidarité entre les hommes s’affirme ». Le second livre vraiment décisif propose des orientations afin d’organise efficacement une assistance publique pour les indigents. Vivès propose un christianisme incarné soucieux de réalisations concrètes ; il annonce la doctrine sociale de l’église et « l’option préférentielle pour les pauvres ».

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