Les conférences de mars et d’avril

Samedi 18 mars 2017 : La procession d’Ath à la fin du Moyen Âge. Un théâtre en mouvement par Laurent Dubuisson, historien et conservateur de la Maison des Géants

La ducasse d’Ath est l‘héritière de l’ancienne procession qui est bien documentée à partir de 1399. Durant les 15e et 16e siècles, elle se présente sous la forme d’un « tour », dont le parcours ceinture la ville en partant de l’église Saint-Julien. A partir de 1415, des jeux processionnels sont attestés. Les histoires religieuses sont représentées sur un dispositif mobile, les esclides. De 1462 à 1550, vingt-huit jeux processionnels différents sont mentionnés, inspirés par des épisodes bibliques, la Légende dorée ou des récits épiques. L’exposé se propose d’analyser cette culture théâtrale en examinant le contexte dans lequel s’inscrit la procession. La question des auteurs de ces pièces ainsi que le recrutement des acteurs sont abordés.

Samedi 29 avril 2017 : Les architectures de terre crue en Hainaut. Un héritage méconnu. Un patrimoine en questions ! par Gérard Bavay, docteur en histoire.

Que peut-on construire avec de l’argile dans nos régions ? On connaît la technique du colombage, pans de bois habillés de torchis (qui est un mélange séché de paille et d’argile crue). Le pays des Collines en garde quelques témoins significatifs. Cette architecture est connue par les textes dès le 14e siècle au moins.

Mais connaît-on la bauge ? Cette technique qui permet de construire des habitations, des étables et des granges sans le moindre bout de bois (sauf évidemment pour la charpente).

Connaît-on l’adobe ? Cette brique de terre crue qui n’est pas nécessairement une brique qui n’aurait pas été cuite.

Et accessoirement pour notre propos, connaît-on le pisé ? Dont, pour l’instant, aucune trace n’a été identifiée dans le pays.

Les trois premières techniques sont représentées dans notre province et attestées par des documents anciens en même temps que par des traces archéologiques. Confrontés à des témoins présents à l’échelle des continents, ces usages amènent à poser des questions de fond sur le temps long des techniques constructives. Confronté au monde actuel, cet héritage amène enfin à poser la question d’une possible réactualisation.

 

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