Les conférences de janvier à mars 2020

Samedi 18 janvier 2020.
Condé-sur-L’Escaut (France, Nord). Le développement de la ville médiévale à la confluence Escaut-Haine, vu au travers du prisme de l’archéologie préventive,

par Alain HENTON, Inrap Hauts-de-France.

Petite ville bordant la frontière franco-belge, à une vingtaine de kilomètres d’Ath, Condé-sur-l’Escaut demeure, de nos jours, surtout connue pour ses remarquables fortifications bastionnées espagnoles, améliorées par Vauban lors de l’intégration de la ville au Pré carré. Sa localisation privilégiée à la confluence entre l’Escaut et la Haine, important carrefour du commerce fluvial, lui a conféré tout au long du Moyen-Âge une place spécifique sur la carte géopolitique régionale, notamment par sa position frontalière entre la Francie occidentale/Royaume de France et la Germanie/Saint-Empire. L’histoire de la ville, restituée essentiellement par les sources historiques, est depuis une quinzaine d’années revisitée par l’archéologie. Une dizaine d’opérations ont été réalisées par l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) au centre-ville et dans ses faubourgs immédiats, parallèlement à une fouille programmée menée depuis 2008 sur le site du château de l’Arsenal. Ces recherches offrent de précieuses données sur le cadre naturel ayant favorisé les premières occupations humaines, sur le tracé et la chronologie des deux enceintes médiévales, mais aussi sur l’extension singulière de l’espace urbain dans la zone marécageuse de la confluence à partir du 14e siècle.

Samedi 15 février 2020.
Marbres wallons : l’exportation méconnue vers la Méditerranée

par Francis Tourneur, docteur en géologie, Pierres et Marbres de Wallonie

L’importance de l’industrie marbrière en Wallonie n’est plus à démontrer, l’exemple emblématique de Versailles ayant fait l’objet de recherches approfondies ces dernières années. Mais Versailles n’est que l’apothéose d’une activité déjà plusieurs fois séculaire. Après le succès des tombes ducales de Bourgogne, rapidement devenues le type même du tombeau princier à travers quasi toute l’Europe, l’exportation des marbres noirs, mais aussi noirs veinés de blanc et jaspés de teintes plus vives, s’est identifiée, tant pour les réalisations religieuses que civiles. Les filières françaises et nordiques (par la Hollande vers la Baltique à travers le Danemark) sont aujourd’hui reconnues, le commerce avec l’Angleterre restant à explorer. Mais ces matières nobles ont été transportées vers la Méditerranée et, sous le règne des archiducs, s’est mise en place un flux important vers Florence, participant au développement de l’industrie d’art typiquement florentine, désignée sous le nom de « pierre dure », véritable marqueterie de pierres colorées sur fond de marbre noir. Tout ceci s’inscrit dans le vaste réseau du commerce international vers 1600, portant sur toutes sortes d’objets de luxe, mais aussi de biens plus communs, y compris comestibles. Tout un monde complexe à découvrir !

Le samedi 21 mars 2020.
F
aites un saut à travers le temps ! La geste merveilleuse de l’enchanteur Maugis, du cheval Bayard et des quatre fils Aymon, du VIIIème siècle … à nos jours.

par Pierre Efratas, romancier et conteur français

Par ses traditions festives, la ville d’Ath représente incontestablement un haut-lieu de la légende du cheval Bayard. Mais s’agit-il d’une simple légende ? Indissolublement liée à la geste médiévale des quatre fils Aymon, de l’enchanteur Maugis et, partant, du règne de Charlemagne, ce récit se rattache également à des mythes anciens, à des contes merveilleux, à des cultures multiples – germanique, celtique, gasconne – et aux évolutions de l’Histoire européenne à travers les siècles.

A travers « Les Chroniques de Maugis », premier roman moderne nous présentant cette foisonnante histoire qui se déroule à l’époque précise du règne de Charlemagne et non dans un Moyen Âge ultérieur anachronique, le romancier et conteur Pierre Efratas nous emmènera sur le dos de Bayard, le cheval-fée.

Surprises, aventures, rebondissements, analyses littéraires, lectures théâtralisées, quiz … découvrez avec notre conteur les trésors de notre patrimoine et d’une épopée qui vaut bien le cycle arthurien.

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