Ath

Ath (ât) : Aat, Aeth : lieu (fortifié) sur un gué ; ou romanisation de germ. *haita bruyère (ce qui est douteux).

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Le 14 mai 1406, Guillaume IV, duc de Bavière et comte de Hainaut, accorde aux habitants d’Ath : un ferme pour y garder les actes, un conseil de dix hommes, un scel aux causes et un grand scel.
« Et ossi soit fais et ordonnes uns seaulx sur lequel il puissent vendre quant li cas si offra (…) et obligier en pension les biens de no ditte ville et les bourgois et mannans d’icelle (…). »  « Et ossi uns autres seaulx as causes pour yaulx aidier de escripre a nous, a autres seigneurs nobles prelats et bonnes villes ou paye de Haynnau et ailleurs pour les besougnes touchans a le loi et a no dite ville. »
Les armoiries de la Ville d’Ath sont confirmées par les arrêtés royaux des 15 avril 1818 et 30 janvier 1840.  Elles y sont décrites de la manière suivante : « d’or à un aigle à deux têtes de sable (noir), chargée en cœur (au milieu) d’un écusson d’or (jaune) au lion de sable (noir), ayant pour support une croix treflée de sable (noir) posée sur trois degrès de même ».
Le Conseil Communal du 2 mars 1977 en a étendu le rôle à l’entièreté de la nouvelle commune fusionnée

Origine des couleurs de la Ville : « le magistrat de la ville, lors des guerres de religion (années 1570), mit sur pied sept compagnies bourgeoises. A cette occasion, il leur donna une bannière aux couleurs du châtelain, Monseigneur de Semeries, violet, jaune et blanc, en taffetas avec trois cordons et trois houppes ».
C.-J. BERTRAND, Histoire de la Ville d’Ath, Mons, 1905, p.181.

Vers 1160, Baudouin IV, comte de Hainaut, achète une partie de la terre d’Ath à son vassal, Gilles de Trazegnies. Il y construit un donjon carré (la Tour Burbant) afin de protéger le nord de son Comté. Dotée de libertés, la « ville neuve » attire la population autour de son marché et est ceinturée par une fortification entre 1330 et 1350. La croissance de la population entraîne la construction d’une seconde enceinte s’allongeant vers le sud et l’est et achevée vers la fin du XIVe siècle.

Au XVe siècle, quelque 5000 personnes vivent en ville. Les activités de production (draps, toiles, peaux, pierre) et l’artisanat de luxe (orfèvrerie, ébénisterie, sculpture) sont en plein essor. Le marché du jeudi et la foire annuelle génèrent une intense animation commerciale.

Dans cette ambiance générale se développe la procession, célébration de la dédicace de l’église paroissiale. Y défilent des groupes, illustrations des récits de l’Ancien et du Nouveau Testament, de la Légende dorée ou du Cycle de Charlemagne.

En 1667, les armées de Louis XIV conquièrent Ath. Vauban fera construire une fortification nouvelle entre 1668 et 1674. Cette imposante enceinte comprendra non moins de 8 bastions, reliés par des courtines, elles-mêmes protégées par des tenailles et des demi-lunes. La place forte sera démantelée après le siège de 1745.

En 1824, les Hollandais édifient le fort Féron alors que l’enceinte vient de retrouver toute sa valeur stratégique. Les fortifications démantelées libéreront des terrains pour les industries et les lotissements indispensables à une population en pleine expansion.

Si Ath compte 7300 habitants à la fin du XVIIIe siècle, elle traverse une grave crise dans la première moitié du XIXe. De 1850 à 1914, elle connaît une nouvelle période de croissance grâce à l’essor de l’industrie du bois, de l’agro-industrie (brasseries, moulins) et du textile.

Au XXe siècle, le déclin industriel a mis en évidence le rôle commercial, administratif et scolaire de la cité de Goliath.

Texte de Jean-Pierre Ducastelle et Laurence Debrackeleer, tiré de « Ville d’Ath, Pays d’Ath. A la découverte des sites touristiques d’Ath et sa région, Centre de Tourisme d’Ath ».

Pour en savoir plus, des aperçus historiques rédigés par des historiens ont été reproduits sous format *.pdf ; de même, vous pouvez consulter des textes sur des personnages célèbres, des anciens noms de rues et l’origine de certains noms de rues de la ville d’Ath :

iconeacrobat Aperçu historique de la ville d’Ath

Source : Jeannine KNITELIUS et Jean DUGNOILLE, Ath … et son élan, Crédit communal de Belgique, 1978.

iconeacrobatAperçu historique de la ville d’Ath

Source : Le Patrimoine monumental de la Belgique. Wallonie. Vol. 13 : Province de Hainaut, arrondissement d’Ath, tome I, Liège, 1988.

iconeacrobatAperçu historique d’Ath et de la région

Source : Jean DUGNOILLE, Une approche historique, dans Le patrimoine du Pays d’Ath : un premier bilan, Ath, 1980 (Etudes et documents du Cercle Royal d’Histoire et d’Archéologie d’Ath et de la Région, t.II)

iconeacrobat Anciens noms de rues d’Ath

Sources : C.J. BERTRAND, Histoire de la Ville d’Ath documentée par ses archives, dans Mémoires de la Société des Sciences, des Arts et des lettres du Hainaut, 6e série, t. VIII, 1906, p.1-479.
René SANSEN, Ath d’autrefois, Lessines, s.d. [1965].

iconeacrobat Origine du nom des rues d’Ath

Source : Gilbert SMET, Origine du nom des rues de la Ville d’Ath, dans Gilbert SMET, Jean DUGNOILLE, Jean-Pierre DUCASTELLE, Marion COULON, René MEURANT et René SANSEN, Ath et sa région, s.l., 1973, p.79-87.

iconeacrobat Personnages célèbres d’Ath

Source : Jean DUGNOILLE : Les personnages célèbres, dans Gilbert SMET, Jean DUGNOILLE, Jean-Pierre DUCASTELLE, Marion COULON, René MEURANT et René SANSEN,Ath et sa région, s.l., 1973, p.47-51.

Cartes postales anciennes :

Vues aériennes :

Photos anciennes 1890 et 1933 de l’ancien cours de la Dendre :

Anciens plans et cartes :

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Plan des fortifications de Vauban 1668-1674

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Plan d’Ath en 1707

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Plan d’Ath pendant la période hollandaise 1815-1830

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Carte de la châtellenie XVe – XVIe siècles

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Carte de l’arrondissement d’Ath

Cartes de Ferraris : consultez http://belgica.kbr.be/fr/coll/cp/cpFerraris_fr.html

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