Ostiches

Ostiches (ostiche) : latin médiéval hospiticum, « tenure d’un hôte (hospes)».

Ostiches_2   sceauOstiches

 

Le scel échevinal d’Ostiches est celui de la seigneurie de Gommenpont, fief de l’abbaye Saint-Denis-en-Brocqueroie, détenue par la famille de Baudrenghien dès le XVe siècle.

Ostiches : écu à trois hamaides chargées respectivement de 4, 3 et 2 besants

Le blason repris dans le groupe des 19 communes du cortège de la ducasse d’Ath est identique à celui du village de ligne : un écu d’or écartelé d’une bande de gueules.  La famille de Ligne possédait également des biens à Ostiches mais d’une plus petite contenance que Gommenpont.

Ni l’archéologie, ni les archives n’apportent des éléments quant à la localité avant le XIIe siècle.  Dès le Moyen Age, la seigneurie dominante, y compris le moulin de Stocq, appartient à la baronnie de Leuze.  La mairie héréditaire est revendue à la famille d’Yves en 1390.  Cette famille obtient le titre de baron au milieu du XVIIe siècle.  Le Chapitre Notre-Dame de Condé et les abbayes de Saint-Denis en Broqueroie, Liessies et Saint-Ghislain y possèdent des biens.

Fort typique, l’église est reconstruite en 1827 en style néo-classique ; cependant, le clocher date de 1780 et une partie des fonts baptismaux de 1597.  La façade simule un portique d’entrée, avec ses cinq travées et son fronton.

Plusieurs chapelles jalonnent les chemins, comme au lieu-dit « Chêne Saint-Pierre » (1849).  La chapelle J.B. Cauchies (1817) borde le chemin de Pidebecq.  Elle est dominée par un Christ en croix en pierre bleue et comprend, à l’intérieur, un petit calvaire flanqué de la Vierge et de saint Jean.

Ostiches a toujours vécu de l’agriculture et de l’élevage ; en 1950, les prairies prennent le pas.  En 1735, les petites exploitations et le salariat agricole dominent.  Au cours du XIXe siècle, se développent les exploitations moyennes.  L’industrie rural de la toile disparaît après la crise de 1848.  Le village possèdait trois moulins à vent et un pressoir à huile mû par un manège.  Erigé à la fin du XVIIIe siècle par J.B. Deltenre, le Blanc Moulin, de forme tronconique, vient d’être restauré en 2000 avec une galerie muségraphie.

 

Superficie : 859 ha

Hameaux : Petit-Marais, Pidebecq, Sartiau, Goumenpont, Estocq, Brun-Culot, Buisson, Magegnies, Grand-Marais

Hydrographie : Trimpont, rieu du Baltry, rieu du Petit Marais, rieu de Pidebecq

Eglise : Saint-Pierre

Monuments et petit patrimoine : cense de Viart, ferme à Préaux, Blanc Moulin, ancienne ferme du tordoir, ferme du moulin.

 

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