Excursion à Bruxelles le 23 juin 2018

Nous avons le plaisir de vous inviter à prendre part à l’excursion que le Cercle d’Histoire organise le samedi 23 juin 2018 à Bruxelles.

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

Rendez-vous à 10 h à l’entrée (principale) de la gare centrale à Bruxelles (carrefour de l’Europe)

10 h 15 : visite guidée de l’exposition « Géants ! » au Palais du Coudenberg, par M. J.-P. Heerbrant du Centre Marinus

Depuis les temps reculés, les hommes ont imaginé des êtres gigantesques, bienveillants ou terrifiants. Selon le folkloriste Albert Marinus, les géants processionnels et de cortège expriment le besoin de traduire de façon concrète et extraordinaire les idées et les sentiments. Dans nos régions (les Pays-Bas), les archives attestent l’existence de géants dans l’ensemble des Pays-Bas au 15e siècle : Goliath, Cheval Bayard (accompagné des quatre fils Aymon) ou saint Georges affrontant le Dragon.

Cette exposition met en évidence toutes les facettes de ces personnages, héros bibliques ou légendaires, plus imposants que le commun des mortels. Elle prend place au cœur des vestiges du Palais du Coudenberg qui fut la résidence bruxelloise de l’empereur Charles Quint.

Repas libre dans les alentours de la Grand’Place de Bruxelles

14 h 00 : rendez-vous à l’entrée des Galeries St-Hubert (rue de la Montagne)

Visite (pédestre) guidée thématique : « le chocolat, l’or noir des Bruxellois », par l’asbl la Fonderie

Des prestigieuses galeries Saint-Hubert à la visite du Musée du Cacao et du Chocolat, ce parcours retrace l’histoire d’une passion, celle de notre pays pour ce mets délicieux.

Quelques étapes du parcours :

La maison Godiva, une petite entreprise de type familial qui a développé une stratégie de distribution en multipliant ses points de vente avant de s’implanter à l’étranger. Elle est intégrée aujourd’hui au sein d’une société multinationale mais son lieu principal de production est demeuré en région bruxelloise.

La maison Léonidas, créée par une famille d’origine grecque dasn les années 1920, est le symbole de la démocratisation d’un produit de luxe.

Le Musée du Cacao et du Chocolat : l’histoire du cacao et la fabrication du chocolat, de la fève de cacao jusqu’à la plaquette de chocolat, tout vous sera expliqué avec dégustation à l’appui.

La participation est fixée à 25 euros pour les membres (conjoints et enfants assimilés) [35 euros pour les non-membres] ; elle comprend les entrées et visites.

Les personnes intéressées sont priées de nous retourner le bulletin d’inscription ci-joint avant le 15 juin, dernier délai, et de verser le montant de leur participation sur le compte n° BE41 0680 5481 3010 du Cercle.  Le nombre de places est limité à 25.  Le 15 juin, s’il n’y a pas 15 inscriptions, l’excursion sera annulée.

 

TALON RÉPONSE

A renvoyer avant le 15 juin

Au secrétariat du Cercle d’histoire, boulevard du château, 16, 7800  Ath

Je soussigné, ………………, participerai avec …. Personne(s) à l’excursion à Bruxelles organisée par le Cercle d’Histoire d’Ath le samedi 23 juin.

Je verse la somme de  ….  euros au compte BE41 0680 5481 3010 du CRHAA , avec la mention « excursion Bruxelles ».

Date :                                                                         Signature :

 

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Prochaine conférence : ce 21 avril à 15h

L’usage du papier dans la fabrication des géants, du 16e siècle à nos jours
par Laurent DUBUISSON, conservateur de la Maison des Géants, membre du Bureau du Cercle

On connaît bien le mode de fabrication des géants de la Ducasse d’Ath. La structure de ces personnages est faite de bois et d’osier. Ils sont habillés de tissus et reçoivent des accessoires en bois et en métal. Les pièces les plus exceptionnelles sont bien entendu les têtes originales, sculptées dans du bois de tilleul. L’utilisation du papier, sous forme de papier-mâché ou de carton-pâte, est moins bien connue. Cependant, d’autres géants, dans d’autres villes ou régions, sont construits au départ de ce matériau, dont les propriétés sont multiples : légèreté, rigidité, durabilité. La conférence permettra de donner un aperçu de cette technique particulière, au travers de nombreux exemples de géants de nos régions, mais également d’ailleurs.

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Réclamation concernant le projet « Wilderness » d’extension du Parc Pairi Daiza

Réclamation concernant le projet « Wilderness » d’extension du  Parc Pairi Daiza

Section cadastrale : Brugelette 3e Division/Cambron-Casteau

À l’intention de Madame Véronique GASPARD

Service d’Urbanisme – Commune de BRUGELETTE

Le Cercle royal d’Histoire et d’Archéologie d’Ath et de la région s’oppose à la destruction d’une partie du mur d’enceinte monastique de l’ancienne abbaye de Cambron suite au  projet Wilderness présenté par le parc Pairi Daiza. Le Cercle introduit en conséquence une réclamation en ce sens au service de l’urbanisme de Brugelette.

En effet  la note explicative publiée le 12 septembre 2017 par le Parc Pairi Daiza montre  que le projet implique deux graves écarts par rapport au Schéma d’Orientation Local (ancien PCA n° 2 Brugelette dit « Paradisio »), qui sont de nature à altérer irrémédiablement deux éléments majeurs du patrimoine local remontant à l’époque médiévale et classés comme monument et site par la Wallonie.

1°) La section ouest du mur d’enceinte de l’abbaye sera démolie. Or il était entendu par le PCA que ce mur devait être intégralement préservé et même aménagé dans les règles de l’art  afin d’en souligner l’intérêt historique. Construit à la fin du 13e siècle par les frères convers, ce mur est un des rares enclos monastiques médiévaux conservés dans leur intégrité en Europe occidentale, et le seul en Belgique[1]. Il est prévu que ses moellons soient « récupérés et réutilisés, préférentiellement dans les zones historiques », formulation pour le moins inquiétante qui témoigne d’une singulière conception de la conservation du patrimoine ancien.

La destruction de ce mur représenterait une perte considérable pour un site dont la cohérence patrimoniale et historique a déjà été considérablement altérée.

2°) L’intégration de l’étang Montgaillard dans une nouvelle surface d’eau qui, selon les dires du projet, évoquerait « le paysage qui devait préexister à l’établissement de l’Abbaye » (affirmation gratuite et sans aucune pertinence), est contraire au PCA qui stipulait l’interdiction de modifier la surface d’eau des anciens étangs monastiques, œuvres des moines cisterciens. Ce point et le précédent sont liés, puisque la présentation du projet Wilderness laisse entendre que la destruction du mur rétablirait un état originel, dans la mesure où la carte de Ferraris montre qu’il y avait des étangs de part et d’autre de l’enclos. Cet argument n’a aucune valeur. Que le mur érigé par l’ancienne abbaye ait séparé deux étendues d’eau, dont l’une a disparu depuis, n’enlève rien à sa valeur patrimoniale et ne justifie pas sa destruction en vue du retour à un hypothétique état originel.

Il est piquant de constater que le projet Wilderness affirme qu’il est « crucial que l’évocation d’un ‘‘monde’’ adhère le mieux possible à la géographie locale, afin de lui donner une crédibilité suffisante que pour permettre l’expérience d’immersion. » Mais cette évocation d’un « monde », en l’occurrence la Colombie britannique et le sud-est de l’Alaska, ne pourra se faire qu’au détriment de l’altération grave d’un élément majeur du patrimoine brugelettois et wallon, et dans l’irrespect total du paysage légué par l’œuvre des moines cisterciens au Moyen Âge.  Cette évocation est totalement inadaptée dans un site historique de l’Europe médiévale.

Le succès commercial du parc Païri Daiza ne justifie pas ces atteintes irréversibles à ce qui subsiste d’une des abbayes cisterciennes majeures d’entre Loire-et-Rhin.

Pour ces motifs, le Cercle royal d’Histoire et d’Archéologie d’Ath et de la région introduit une  réclamation ferme, s’opposant à la destruction de la section ouest du mur d’enceinte et à la disparition de l’étang Montgaillard dans son état actuel.

Pour le Cercle royal d’Histoire et d’Archéologie d’Ath et de la région,

Le Président : Jean-Pierre Ducastelle

Le secrétaire général : Christian Cannuyer

Le secrétaire : Adrien Dupont.

[1] Voir, par exemple, Claude Zélis, « Cambron », dans Abbayes de Belgique, sous la dir. d’Albert d’Haenens, Bruxelles, 1973, p. 441.

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Enquête pour un travail de mémoire

Etudiante en 2e Master en langues et littératures françaises et romanes (UCL), Mlle Chloé Vanovervelt s’attèle à un mémoire portant sur l’image que les habitants de la région d’Ath ont du parler propre à leur région.  Pour cela elle souhaite obtenir des avis et perceptions d’un nombre représentatif d’Athois.  A cet effet elle propose de compléter un questionnaire via le lien suivant : https://tools.uclouvain.be/limesurvey200/index.php/762422/lang-fr

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Les conférences des mois de février et mars 2018

Samedi 17 février 2018 à 15h :

La construction de la principauté hainuyère sous le gouvernement des Baudouin (mil. XIe-début XIIIe siècle) : le pouvoir, les écrits, la loi

par Nicolas RUFFINI-RONZANI, historien, chargé de recherches FNRS

L’objectif de cette intervention sera de comprendre comment, entre le milieu du XIe siècle et le début du XIIIe siècle, la dynastie des Baudouin est parvenue à asseoir son autorité sur la vaste principauté hainuyère, qui occupe à l’époque une position frontalière à l’ouest de la Basse-Lotharingie. La communication se focalisera sur trois aspects du pouvoir des princes : 1) Les relations, souvent complexes, qui unissent les Baudouin à leur aristocratie ; 2) Des hommes, nous passerons ensuite aux documents, en tentant de démontrer comment l’écrit a progressivement joué un rôle croissant dans l’affirmation de la principauté hainuyère ; 3) Enfin, le dernier point de la communication portera sur deux textes éminemment liés : les célèbres chartes pénale et féodale de Hainaut – premières lois à l’échelle du comté – qui n’ont peut-être pas toujours reçu l’attention qu’elle méritaient.

Samedi 17 mars 2018 à 15h :

L’industrie textile à Ath, 19e-20e siècles

par Jean-Pierre DUCASTELLE, Président du Cercle.

Depuis le  Moyen Âge, la production et le commerce des draps et des toiles anime la ville d’Ath et la région. Vers 1840, le marché aux toiles entre en déclin à cause de la concurrence de l’industrie  mécanisée. A partir de 1858, les filatures et tissages, installés sur le site de l’ancien couvent des Récollets (Athénée royal), assurent la relève. Entre-temps, l’usine d’Indiennes des frères Descy (1822-1876) disparaîtra faute de mécanisation et  la soierie de Meslin-L’Evêque (1821-1841) ne donnera pas les résultats attendus. L’usine de tissage des frères Sadoine (1866-1914) sera reprise par société Saint Frères, des industriels de Picardie. Les Tissages de la Dendre (1886-1920) au faubourg de Tournai réaliseront surtout des tissus d’ameublement. Toutes ces entreprises occupent jusqu’à  500 ouvriers au début du 20e siècle. On replacera l’industrie textile dans son contexte social et en relation avec l’évolution de la ville d’Ath aux  19e et  20e siècles.

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Prochaines conférences : 16 décembre 2017 et 20 janvier 2018

Le samedi 16 décembre 2017 à 15 h :

«Les campements militaires de Frameries, 16e-18e siècle. Une archéologie des pratiques militaires aux portes de Mons»,

par Marceline DENIS, archéologue au Service de l’Archéologie SPW-Hainaut I

Depuis quelques années, les découvertes concernant des vestiges de campements militaires se multiplient en Europe. Souvent isolées, rarement exploitées et publiées, ces données livrent enfin un témoignage matériel des campagnes militaires et des sièges qui marquèrent nos territoires frontaliers. Au départ des découvertes réalisées par le Service public de Wallonie à Frameries en 2012, 2015 et 2016, cette conférence confrontera les découvertes hennuyères avec celles des régions limitrophes et tentera de faire le point sur cette discipline en développement.

Le samedi 20 janvier 2018 à 15 h :

« Malcontents » et Alexandre Farnèse (1578-1581) : le Hainaut fer de lance d’une pacification politique et religieuse ?

par Jean-Marie CAUCHIES, professeur émérite de l’Université Saint-Louis – Bruxelles et de l’U.C.L., membre de l’Académie royale de Belgique

Dans l’ultime phase de la « révolution des Pays-Bas », c’est-à-dire de la révolte contre la monarchie espagnole dans le dernier tiers du XVIe siècle, le Hainaut constitue un terrain d’observation privilégié. Au cours des années 1578-1581, plusieurs provinces, en effet, choisissent de se réconcilier avec le roi Philippe II, souverain « naturel », quoique contesté, et ce en raison de l’attitude ambiguë des États généraux, des intrigues de Guillaume d’Orange (le Taciturne), chef de file de l’opposition, et de l’intransigeance des républiques communales calvinistes imposées dans plusieurs villes de Flandre et de Brabant. Le Hainaut joue un rôle moteur dans l’évolution des « partis » en présence. L’enjeu est de taille : concilier ouverture religieuse, loyauté monarchique et défense des « libertés » du pays. Une prise de position nouvelle se fait jour dans ce sens : celle des « Malcontents ». Un habile diplomate entre en scène : le gouverneur général Farnèse, neveu du roi. Et Mons va abriter dans ses murs, pendant plus d’une année, le gouvernement légal des Pays-Bas…

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Le dernier bulletin est sorti… : sur les origines de Mademoiselle Victoire

Sur les origines de Mademoiselle Victoire…

Le dernier Bulletin du Cercle royal d’Histoire et d’Archéologie d’Ath et de la région est entièrement consacré à la recherche d’Une ancêtre nouvelle pour « Mademoiselle Victoire ». Cette étude a été réalisée par Carl Deroux, professeur de latin à l’Université libre de Bruxelles et spécialiste de la religion romaine. Originaire de Basècles, cet érudit a été frappé par les ressemblances de la géante qui personnifie la Ville d’Ath avec la déesse Cybèle. Comme le souligne l’auteur, Cybèle était la mère des dieux, la protectrice des villes et des hommes, elle avait la tête couronnée de tours et était aussi porteuse des lauriers de la victoire. Les créateurs de la géante athoise connaissaient bien la religion romaine, aussi bien le Bourgmestre Nicolas Delescluse en 1793 que l’artiste Henri Hanneton en 1860. Carl Deroux illustre son article d’une vingtaine de documents d’époque romaine qui confirment les parentés entre les deux figures. Cet article démontre que les géants d’Ath sont le reflet des préoccupations de différentes époques et que leur création repose sur une importante base culturelle parfois venue du fond des âges.

Cette étude d’une trentaine de pages peut être obtenue à l’Office de Tourisme d’Ath ou aux Archives de la Ville. Elle sera envoyée contre virement de 8€ au compte BE41 068054813010 du Cercle royal d’Histoire et d’Archéologie d’Ath.

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