Le volume d’Annales 2018 (tome 66) est sorti

Le volume d’annales 2018 (tome LXVI) est sorti et est disponible pour les membres en règle de cotisation pour les années 2017 et 2018. Il est à retirer au secrétariat du Cercle, Boulevard du Château, 16 à Ath.

Voici les sujets traités dans ce volume :

Ath et le secret de son mystérieux toponyme, par Carl Deroux

Val de la Vierge. Les origines de Villers-Notre-Dame (1126-1143) et sa Sedes Sapientiae : fruits de la fondation de l’abbaye de Ghislenghien, de la vénération de Notre-Dame de Tongre et de la paix entre Eve de Chièvres et l’évêque Nicolas de Baudour, par Robin Moens

Quelques réflexions sur la conversion du « franc alleu » de Lessines en « fief de reprise » hainuyer (13 juin 1280) (ou comment un dossier ardennais peut apporter des éclaircissements sur un dossier lessinois), par  Michel Deltenre

La chasse aux sorcières dans les Terres de Débat à travers les comptes du bailliage hainuyer de Lessines-Flobecq, par Michel Deltenre

Norbertine ou l’identité revisitée de l’écrivain récollet Louis Hennepin, par Catherine Broué et Adrien Dupont

La ville d’Ath et sa garnison dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, par Maud Robert

Le culte de Notre-Dame de Tongre à Mons : la Sedes  Sapientiae miraculeuse comme source d’inspiration d’un retable néogothique inédit, par Noémie Petit

Les industries textiles à Ath (19e-20e siècles), par Jean-Pierre Ducastelle

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Le Bulletin des Amis du Musée de la Pierre est paru

Le Bulletin des Amis du Musée de la Pierre est paru

Le Musée de la Pierre de Maffle, qui fêtera ses trente ans en 2019,  vient de publier son Bulletin de l’année 2018 (numéro 30).

On y trouve des études sur les récentes acquisitions du musée, comme la chaire de vérité d’Ecaussinnes ou des photos anciennes des carrières de Quenast. L’analyse de la situation socio-économique de Maffle au début du 20e siècle accompagne un reportage de 1946 sur le travail de la pierre à la carrière de la Dendre au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Gérard Bavay explique le développement des ardoisières à la limite du Brabant et du Hainaut au Moyen Âge. Louis Chauris s’est intéressé à l’exportation du granit breton en Hollande et en Amérique.

La couverture de l’ouvrage est illustrée d’une œuvre de l’artiste Louis Deltour représentant un tailleur de pierre, déjà publiée dans l’ouvrage des éditions Wapica consacré à Art et Pierre du Tournaisis.

Le Bulletin est distribué aux membres de l’association en règle de cotisation pour l’année 2018. Il peut être obtenu  au musée (téléphone 068-681331- museedelapierre@hotmail.fr) ou en virant 12€ au compte BE57 0682 0342 9235 des Amis du Musée de la Pierre à Maffle.

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Le Bulletin de janvier 2019 est bientôt disponible

En voici son sommaire :

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Journée d’étude à l’Espace gallo-romain 16 mars 2019

Pour voir le programme complet :

journée d’étude sur les rites funéraires à l’époque gallo-romaine (1)

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La conférence de février 2019

Samedi 16 février 2019 : Histoire de l’Ecole moyenne de l’Etat de Flobecq, par Jean-Pierre Delhaye, licencié en histoire, membre du bureau du Cercle

L’histoire de l’Ecole moyenne de l’Etat de Flobecq (1881-1996) est exemplative de la démocratisation de l’enseignement en Belgique aux 19ème et 20ème siècles. Dans un climat de guerre scolaire, la loi Van Humbeek (ministre libéral de l’instruction publique) du 11 juin 1881 crée de nouveaux athénées (l’athénée d’Ath qui succède à l’ancien collège communal) et des écoles moyennes. L’Ecole moyenne de Flobecq ouvre ses portes en septembre 1881. Elle compte 69 élèves à la rentrée de 1881, elle en comptera plus de 700 au début des années 1960. La mixité est introduite en 1924. A diverses époques, l’école disposait d’un internat. Très longtemps, de nombreux élèves originaires de Flandre fréquentaient l’établissement pour y perfectionner leur connaissance de la langue de Molière. Une Ecole moyenne des filles est inaugurée en 1948. En 1968, les deux écoles sont fusionnées en une Ecole moyenne mixte de l’Etat. Les enseignants et  les élèves ont toujours joué un rôle d’animation de la vie culturelle et sociale de Flobecq : ouverture d’une bibliothèque, activités musicales et théâtrales, conférences, fêtes de gymnastique. Après la seconde guerre mondiale, Marion Coulon, réformateur pédagogique audacieux a soutenu ces initiatives qui mettaient en valeur la créativité des élèves et la promotion d’une « Ecole nouvelle ».

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La conférence de janvier 2019

Samedi 12 janvier 2019 : Entreprises et occupation en Hainaut, 1913-1923

Pascal Deloge et Pierre Tilly, docteurs en histoire.

Quelle fut l’attitude des entreprises charbonnières boraines à l’égard de l’occupant allemand durant la Première Guerre mondiale ?

Les Allemands ont-ils effectivement pillé les ressources charbonnières régionales comme il a été prétendu ? Situé à l’arrière du front, côté allemand, et ayant lui-même connu le feu en  1914, comment s’est situé le bassin industriel borain, principalement voué à l’extraction minière, face aux prétentions de l’occupant et face à ses besoins ? Y a-t-on pratiqué une stratégie de résistance, d’atermoiements ou de coopération ? Peut-on différencier l’attitude des patrons, des ingénieurs et celle des ouvriers ?

Pour y répondre, une étude de cas, celui du charbonnage du Grand-Hornu est particulièrement intéressante et indicative grâce à un fonds d’archives plutôt riche. Qui plus est, le cas du Grand-Hornu est non seulement significatif par le site de l’entreprise mais aussi par son historiographie. À la première découverte du fonds, un constat  s’impose : de 1914 à 1918, l’entreprise tourne. On n’en est pas surpris : même un ouvrage entièrement à charge des occupants comme celui de Charles de Kerchove de Dentergem signale qu’ils ont protégé le secteur charbonnier dans la mesure où ils en avaient besoin. Certaines années, comme l’exercice 1915/16, l’extraction atteint des sommets supérieurs à certains résultats d’avant-guerre. Certes, les années 1912/13 et 1913/14 ne sont pas  caractérisées par des records. C’est qu’avant le conflit, déjà, certains problèmes affectaient l’activité charbonnière dans le bassin de Mons-Borinage. Après ce pic, la production des temps de guerre diminue régulièrement.

D’autres cas seront également évoqués. Une nouvelle analyse historique impose de nouveaux éclairages sur une période et sur des réalités de terrain qui n’ont pas encore livré tous leurs secrets.

Pascal Deloge est docteur en histoire de l’UCL et enseignant au Collège Saint-Julien à Ath. Il a publié plusieurs ouvrages et de nombreux articles scientifiques sur les problèmes belges et européens de sécurité au 20e siècle. Il a enseigné l’histoire contemporaine et celle de la construction européenne à l’Institut Libre Marie Haps à Bruxelles où il fut titulaire de 2004 à 2008 d’une Action Jean Monnet. Outre le Centre d’Etude de l’Histoire de l’Europe Contemporaine (UCL), il collabore avec  le Centre d’Histoire des Sciences et des Techniques de l’université de Liège depuis 2005.

Pierre Tilly est docteur en histoire de l’UCL.  Il enseigne l’histoire contemporaine (spécialité histoire économique et sociale) à la Faculté des sciences économiques, sociales et politiques. Il est également professeur invité à l’ULB à la Solvay Bussiness School.  Il mène par ailleurs des recherches au sein de l’institut  IACCHOS  et du Centre interdisciplinaire de recherche Travail, Economie et Société (CIRTESS). Auteur de nombreux ouvrages et articles sur les questions économiques et sociales en Belgique, Europe et Outre-mer depuis le 19ème siècle, il est par ailleurs co-réalisateur  de l’émission Quartiers d’histoire sur Télé Mons-Borinage depuis 2000. Il est  également membre du cercle de Mons depuis de nombreuses années.

Publications récentes des deux auteurs (en commun)

Pascal  DELOGE et Pierre TILLY, « Milieux économiques belges et occupation allemande de 1914 à 1918 : une stratégie du moindre mal », Entreprises et histoire, « Occupations militaires et entreprises en Europe occidentale », n°68, 2012, p. 11-27.

Pascal DELOGE et Pierre TILLY, « Vers un aggiornamento de l’historiographie relative à l’ économie belge sous l’occupation en 1914-1918. Etudes de cas dans le bassin Mons-Borinage » in Les bassins industriels des territoires occupés 1914-1918. Des opérations militaires à la reconstruction (Etudes réunies par Jean-François Eck et Jean Heuclin), Presses Universitaires de Valenciennes, Valenciennes, 2016, p. 131-152.

 

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Les conférences de novembre et de décembre 2018

Le samedi 17 novembre 2018, à 15 heures, à l’Académie de Musique (salle Léon Dubois)

Léon JOURET (1828-2018), un compositeur du Pays d’Ath
par André VAN OEKEL, licencié en musicologie, membre de l’Association des conférenciers francophones de Belgique

Accompagnement musical : Miyaghi Osada, artiste lyrique, mezzo-soprano ; au piano : Tangy Catoire, directeur de l’Académie de Musique d’Ath

A l’occasion du 190e anniversaire de la naissance de Léon Jouret (17/10/1828-06/06/1905), la conférence s’exercera à replonger le compositeur athois dans le contexte historique de l’époque, l’Indépendance belge sous l’aspect musical, et le rôle qu’il a tenu dans ce contexte.  Emigré à Bruxelles, Léon Jouret est néanmoins resté au contact de sa terre natale où il a eu une certaine audience.  A côté de la publication de 24 chansons traditionnelles du Pays d’Ath, il a également harmonisé le Grand Gouyasse pour piano et écrit une cantate pour l’inauguration de la statue d’Eugène Defacqz.  Plusieurs airs musicaux interprétés par des artistes locaux baliseront la trame de l’exposé.

Samedi 15 décembre 2018 à 15 heures.

Des artisans du châtiment : nouveaux regards sur les maîtres des hautes œuvres dans les anciens Pays-Bas (ca.1350-ca.1570) depuis l’exemple du Brabant et du Hainaut

Par Nathalie Demaret, docteur en histoire, responsable des secteurs Archives, Héraldique, Sociétés archéologiques à la Fédération Wallonie-Bruxelles.

On en sait à la fois beaucoup et peu sur le personnage de l’exécuteur médiéval et moderne. En réalité, comme en ce qui concerne les « sorcières » au Moyen Âge, un grand nombre d’éléments largement considérés par l’inconscient populaire comme des attributs de ces personnages relève plus du fantasme que de l’étude scientifique. Néanmoins, lorsque cette dernière s’intéresse à cet acteur, elle l’étudie souvent par le biais d’occurrences uniques découvertes pour telle ou telle ville, par des voies indirectes et pour des périodes où ce métier et tous les éléments qui l’accompagnent, y compris la notion d’infamie et l’existence de dynasties, sont arrivés au terme de leur construction. De ce fait, lorsqu’il est question du bourreau médiéval, beaucoup de phénomènes « datés » et géographiquement déterminés sont projetés sur un personnage alors totalement différent des bourreaux tels que les Sanson de Paris, par exemple.

Consciente de ces éléments, j’avais pour objectif, dans ma thèse, de tenter de dresser une première synthèse plus largement documentée de la vie et des pratiques de ces artisans du châtiment au tournant du Moyen Âge et des Temps modernes, qui soit affranchie d’une conception « héritée » et teintée de romantisme et de fantasme du personnage.

Dans cette communication, je décrirai le cheminement qui a été le mien tout au long de cette recherche, nourrie principalement par l’analyse des comptabilités urbaines et d’officiers de justice, depuis l’établissement de ma méthodologie de travail jusqu’à ses conclusions.

Le cadre dans lequel elle s’inscrit est constitué du Brabant et du Hainaut, deux principautés en mutation entre le XIVe et le XVIe siècle. On verra, notamment mais pas exclusivement, que cette recherche met au jour les subtiles évolutions à l’œuvre tant dans l’administration des châtiments que dans l’organisation des exécuteurs en réseaux familiaux, professionnels et d’apprentissage, par exemple. J’aborderai également la manière dont ces mutations offrent progressivement plus de marge de manœuvre aux maîtres des hautes œuvres et plus de poids à leurs revendications, notamment salariales, auprès des autorités dont ils dépendent, parmi lesquelles se trouvent, en première ligne, les Magistrats urbains. J’évoquerai aussi la façon dont ces acteurs évoluent au cœur des jeux et enjeux de pouvoir entre les différentes autorités qui recourent à leurs services. Je tenterai enfin, puisque le Cercle royal d’histoire et d’archéologie d’Ath et de la région m’accueille à cette occasion, d’aborder la place et le rôle de la châtellenie d’Ath dans ce cadre : celle-ci recourt-elle plus ou moins régulièrement que d’autres au service d’un bourreau, par exemple ? Les techniques employées dans cette juridiction tout comme le vocabulaire désignant cet acteur, etc., font-ils de la châtellenie une exception en la matière ou, au contraire, une circonscription « classique » ? J’espère ainsi offrir un nouveau regard, plus nuancé, sur cet acteur particulier.

 

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